Stéphane guyot : « On ne doit pas être contraint de voter pour le moins pire »

Candidat du Parti du vote blanc en Ile-de-France, basé à Issy-les-Moulineaux.

Jila Varoquier | 23 mai 2014, 07h00

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A 44 ans, Stéphane Guyot, fleuriste dans le XIIe arrondissement parisien, se présente à la tête d’un parti pas comme les autres, pour les élections européennes de dimanche. Le « Parti du vote blanc », installé à Issy-les-Moulineaux, n’a en effet qu’un seul objectif : celui de faire reconnaître le vote blanc. « Une fois que nous aurons réussi, nous disparaîtrons », assure la tête de liste.

Selon Stéphane Guyot, la loi votée en février dernier par les parlementaires français ne va pas assez loin. L’association a d’ailleurs déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour la faire annuler : « Certes, pour ces élections, le vote blanc sera distingué des nuls. Mais ce n’est pas pour autant qu’il sera pris en compte. Ainsi, même si les bulletins blancs sont majoritaires, l’élection ne sera pas annulée. » Un « délire » selon lui : « Je suis sûr que si le vote blanc pouvait influer sur l’élection, le taux d’abstention ou celui des extrêmes ne seraient pas aussi élevés. Car on permettrait aux électeurs d’exprimer le fait que les candidats qu’on leur propose ne leur conviennent pas. »

Pour ce candidat, il faudrait pourvoir annuler une élection si les bulletins blancs sont majoritaires. Dans ce cas, de nouveaux candidats et de nouveaux programmes devraient alors être présentés : « Ce serait une réelle avancée démocratique et un contre-pouvoir supplémentaire pour les citoyens. Les élus devront penser davantage à l’intérêt général de leurs électeurs, au risque de se voir réellement sanctionner et ne plus pouvoir se représenter. »

« Ces dernières années, poursuit Stéphane Guyot, les gens votent contre quelqu’un : contre Le Pen en 2002, contre Sarkozy en 2012, contre Hollande lors des municipales. Pourtant, initialement, le vote est la marque d’une adhésion à des idées. On ne doit pas être contraint de voter pour le moins pire, mais plutôt pour ceux que l’on croit nous représenter. » Face à une classe politique qui « verrouille le pouvoir », il estime que les élus « doivent être plus contrôlés. Et alors qu’une partie des citoyens ne se sent plus représentée par cette classe politique, on ne lui adresse que des discours moralisateurs, voire culpabilisateurs si elle ne va pas voter ». Mais l’association est réaliste : « Si l’on atteint 3 % dimanche, ce sera déjà bien. »

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